Poste a souder Mig : choix, utilisation et comparatif des meilleurs

Le poste à soudure est l’un des outils que l’on retrouve le plus souvent dans les ateliers de carrosserie, de serrurerie ou de tôlerie. Les spécialistes du domaine l’utilisent pour souder ou braser des métaux comme l’acier, fer, inox, aluminium et autre. Il faudrait alors trouver le modèle pouvant offrir l’intensité nécessaire. Parmi la multiplicité des technologies disponibles, on retrouve le poste à souder Mig, une variété de machines à soudure à l’arc.

Qu’est-ce que le poste à souder Mig ?

On appelle poste à souder Mig une typologie de machines à soudure à l’arc ayant recours au procédé Metal Inert Gas pour son fonctionnement. Encore appelée G.M.A.W. (Gas Metal Arc Welding), la technique MIG est un soudage semi-automatique à fil continu en atmosphère protégée nécessitant l’usage d’un gaz inerte. Ce dernier, pouvant être de l’argon ou un mélange à base d’argon et d’hélium, est stocké sous pression dans des contenants à volume variables. Ainsi, on les retrouve en bouteilles consignées (130 litres à 10 m3) et dans des cartouches indépendantes jetables de 1,8 à 3 litres.

L’avantage avec les postes à souder Mig est que le gaz inerte ne réagit pas avec le métal fondu. Au contraire, il apporte la stabilité de l’arc, améliore l’aspect de la soudure et protège cette dernière de la corrosion. L’appareil pouvant fournir jusqu’à 3600 °C de température, il est adapté aux travaux de haute intensité effectués sur des alliages légers. On le retrouve chez des soudeurs à grosse production, des travailleurs d’inox ou d’acier et en esthétique automobile où il est utilisé sur des carrosseries.

Caractéristiques d’un circuit de soudage à fil continu

L’utilisation d’un poste à souder MIG nécessite la présence d’un circuit de soudage composé entre autres de générateur, de dévidoir et de torche. Pour fonctionner, le système doit être relié à la bouteille de gaz au moyen d’un détendeur débit/litre permettant aussi de réguler le flux gazeux. A cette fin, certaines bouteilles sont équipées d’une électrovanne pour contrôler l’arrivée du gaz et d’un manomètre avec réducteur signalant la quantité de ce dernier.

Le générateur de tension du poste à souder Mig

Le générateur de la machine à souder est le cœur du circuit entier. En effet, grâce à une torche spécifique, ce fournisseur de courant (continu ou pulsé) sert à alimenter la partie à souder. Il permet également de garder allumé l’arc électrique existant entre le fil-électrode fusible et la pièce à souder. Pour ce faire, il est équipé de deux systèmes de régulation : l’un pour le courant de soudage et l’autre pour la tension de soudage. Il sera également relié au matériel de base à souder grâce à une borne avec câble de masse. Celle-ci, assurant la connexion électrique entre les deux éléments, doit avoir la longueur et la section adaptées à l’intensité maximale de la source de soudage.

Le dévidoir de fil à souder

Il s’agit d’un appareil qui permet de pousser le fil-électrode vers la zone de soudage. Pour ce faire, un bouton sur le moteur permet de régler la vitesse d’avancement du fil en fonction de la vitesse de fusion voulue.

La torche avec faisceau de câbles

Le passage du fil-électrode, du gaz et celui du courant est assuré par la torche. Cette dernière, tenue en main grâce à une poignée avec gâchette, permet également d’amener le fil au métal à souder. A cet effet, le faisceau de câbles est composé d’un conducteur de courant, de l’eau de refroidissement et de la gaine guide-fil.

On choisira donc le type de torche en fonction de l’intensité de courant utilisée. Ainsi, comme leur nom l’indique, les torches à refroidissement intégré sont idéales aux travaux nécessitant un courant inférieur à 300 A. Plus utilisés, ces modèles sont refroidis par le gaz de protection. Tout comme les précédentes, les torches à col de cygne sont directement refroidies par le gaz de protection. Elles sont utilisées pour des applications à basse intensité de courant. Les torches refroidies à l’eau quant à elles sont utilisées pour leur capacité à engendrer une quantité sensible d’énergie thermique.

Pour éviter les risques de surchauffe créés par des courants de soudage élevés, les torches Mig doivent être régulièrement refroidies. C’est ce à quoi sert le groupe de refroidissement par eau. En effet, doté d’une pompe et d’une circulation constante de l’eau dans la torche, cet appareil assure le contrôle des surchauffes.

Les types de gazs à protection utilisés dans le soudage à l’arc à fil

La particularité avec la technologie Mig est qu’elle utilise un gaz inerte servant à protéger certains des éléments de la soudure. En effet, le fil-électrode, l’arc, le bain de fusion et des éléments entourant le matériel de base se trouvent à l’abri de la contamination atmosphérique.
Ainsi, l’argon est le seul des gaz inertes qui s’adaptent à la quasi-totalité des applications de soudage. Obtenue par distillation fractionnée de l’atmosphère, la substance offre un amorçage facile et une stabilité de l’arc assez bonne.

De son côté l’hélium est un gaz inerte assez rare qui provient du sous-sol. Tout aussi coûteux, il offre l’avantage d’une meilleure pénétration pour une stabilité de l’arc moindre. On l’utilise plus souvent sur des matériaux à conductibilité thermique élevée et sur les grandes épaisseurs. Plus léger que l’air, l’hélium doit être également utilisé en grande quantité pour une protection adéquate. Il n’est toutefois pas rare de trouver des bouteilles contenant d’un mélange de gaz argon-hélium.

Les critères de choix du poste à souder MIG

En général, pour choisir sans erreur son poste à souder MIG il faut se baser sur l’usage à en faire. Ainsi, les principaux critères à prendre en compte sont l’intensité du courant à fournir et l’épaisseur des différentes pièces à souder. Il faudra aussi tenir compte la matière (acier, inox, aluminium, cuivre et leurs alliages) à travailler avant de choisir le métal d’apport adapté. Ainsi, selon la source, on privilégiera les appareils offrant une alimentation en 220V monophasé ou 380 V triphasés.

Toujours à température de 40 °C, le taux de fonctionnement doit être aussi exprimé en Ampères et en pourcentage d’une période de 10 minutes.
Quant aux autres éléments de choix, ils sont :
• La capacité du dévidoir de fil à souder
• La capacité de diffusion des différents gaz de soudage
• le diamètre du fil à souder
• la puissance du courant de soudage délivré
• l’option de soudure (courant continu ou alternatif) offerte par le poste
Source de l’article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *